Le rhume arrive
Mon homme est malade, il a le nez pris et se mouche depuis deux jours. Ça y est, c’est à mon tour : le rhume arrive.
J’éternue, plusieurs fois, comme tous les matins, jusque là tout est normal. Mais aujourd’hui c’est différent, j’ai la goutte au nez : le rhume arrive.
Un peu plus tard, quelques frissons : une petite fièvre, les anticorps se mettent en marche. Un peu d’homéopathie, je vais essayer de stopper l’avancée mais le rhume arrive.
Les yeux brumeux, la tête un peu lourde, j’ai du mal à suivre le rythme de ma journée, le rhume s’installe.
Les mouchoirs usagers s’entassent dans la poubelle, un certain nombre d’entre eux trainent dans mes poches : le rhume s’installe.
Une cuillérée de sel dans un litre d’eau, un lavage de nez ; ouf je respire enfin. Mais la goutte revient vite au bout de mon nez. Le rhume s’installe.
Presque neuf heures, bientôt au lit, je ne tiendrais pas plus longtemps. Mais avant, je prépare une serviette, un paquet de mouchoirs, un bol pendant que l’eau bout. Attention, c’est parti, il faut être rapide si on ne veut pas rater les premiers effluves. Je verse l’eau et rapidement, je ramène la serviette sur ma tête. Les pastillent effervescentes se dissolvent dans l’eau, la vapeur me pique les yeux et me brule le visage. Pourtant, mes sinus commencent déjà à se déboucher. Quel moment magique, il me rappelle de mauvais souvenirs et j’entends la voix de ma mère « non encore un peu, continue… ». Mais qu’est-ce que j’aime ça aujourd’hui. Cette odeur si caractéristique. Le nez se vide, la tête aussi.
Après l’inhalation, au lit !
On verra demain si le rhume est parti.
